Partager l'article ! GRANDVAUX au XVIIII et XX siècle: Etant un des derniers habitant de Grandvaux ayant vécu début du XX siècle dans ce petit Hameau ...
| Mai 2012 | ||||||||||
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Etant un des derniers habitant de Grandvaux ayant vécu début du XX siècle dans ce petit Hameau de Bourgogne situé dans un écrin de verdure , je
vais vous conter la vie de ce village avant que ma mémoire s'éfface . Merci à Jean , Micheline et Josiane pour l'aide apportée à la réalisation cet Article .
Chaque jour nous avions le plaisir de voir notre facteur à vélo nous apporter le courrier mais aussi les nouvelles de la ville .
- Une anecdote , le facteur faisait le tour des maisons une soulevant le couvercle de la marmite , et suivant son bon vouloir il se faisait inviter à table , quel honneur pour la maitresse de
maison .
En ce temps là j’étais enfant, et je me souviens que notre village quoique étant peu peuplé restait tout de même bien animé les fermes étaient toutes exploitées petite agriculture de quatre a cinq hectares environ, pomme de terre pour la consommation ménagère, et animal porc, volailles, oies, canards , dindes poulets et pintades d’autre culture comme la betterave, le sarrasin le maïs servaient exclusivement aux animaux le blé que l’on battaient au fléau et plus tard a la batteuse était en partie dirigé vers le moulin de Molinot pour faire le pain .A cette occasion les deux bœufs étaient attelles au tombereau chargé de grain il fallait une journée entière pour effectuer cette tâche, et tard dans la nuit les bœufs revenaient de leur pas lent et nonchalant rotant bruyamment, les sabots ferrés raisonnaient dans la nuit, le tombereau éclairé par la faible lueur d’ un falot du côté droit pour éclairer le bas côté . Les bœufs sentant l’écurie proche pressaient le pas la traversée de la forêt demandait des efforts supplémentaires car le chemin empierré grimpait, les roues grinçaient sous la charge en écrasant le gravier, et l’écran de forêt renvoyait l’écho, nous commencions à entendre les chiens aboyer repris par les oies, et les dindons la ferme était proche, et bientôt la bonne odeur de l’étable et le foin fraîchement engrangé sera la récompense de ce dur labeur.
Les bœufs détellés vont se désaltéré a l’abreuvoir, et seul retrouver leur place distinctive dans l’étable aux milieux des vache mastiquantes et meuglantes. A leur arrivée quelques une se sont levées pour les laisser s’installer, sous le regard curieux de petites hirondelles bien blotties au fond de leur nid douillet les chaines sont verrouillées autour de leur puissant cou la journée pour eux est terminée.
La ferme tout doucement s’endort. Seul la porte du palier restée entrouverte diffuse une lumière blafarde dans un bruit feutré de couvert, et de sabots que l’on quitte ?Une dernière visite du fermier autour des bâtiments éclairé par son falot tout est calme espérons que le renard se tiendra à l’ écart cette nuit encore. Adolphe le cochon l’a entendu il renifle par le bas de la porte en émettant des petits grognements, aller bonne nuit Adolphe a demain.
Le chuintement des hulottes, dans les greniers, et le hululement des hiboux au fond des bois fait place aux
bruits journaliers un chien au loin aboit un autre lui répond et puis tout s’endort jusqu’au chant du
coq. Ainsi se déroule les journées à la campagne .
Ville d'Epinac Aujourd'hui
Ville d'Epinac les mines au XIIII siècle
Nous prenons la route en direction du hameau de grandvaux , nous allons traverser la forêt par une belle journée de printemps , à
l'époque la route n'était pas goudronnée , recouverte de sable et de cailloux , si le chemin était facile à pied , de grandes dificultées pour les déplacements à vélo
.
Départ pour la ville d'Epinac les mines .
A l'époque les saisons étaient plus rude , neige et -30° en Hiver et l'été 40 à 50° au soleit était habituel .
Pour allez à l'école les enfants parcourraient dans la neige 4 Kms le matin et 4 Kms à pied le soir dans la nuit , le midi le repas était assuré chez l'habitant.
- Anecdote : le Cantonnier d'Epinac dégageait la route à l'aide d'un traineau en vé et en bois réalisé par lui même et tiré par un cheval emprunté à un fermier du coin .
Le jour n’est pas encore levé il faut partir pour l’école la radio est muette la grand-mère l’a allumée pour ne pas rater les informations, et bientôt la Marseillaise raisonne pour nous c’est l’heure du départ pour l’école .le cartable sur le dos. Mémé m’ouvre la porte la lumière éclaire le devant de la cour, une odeur de bon café m’accompagne un bout de chemin un petit peu plus loin Adèle la fermière m’attend avec un grand bol de lait tout chaud qu’elle vient de tirer du pis volumineux de charmante sa vache blanche tachetée de marron .Tin donc mon chti y’est bon pour faire tout s’chmin< l’è . Te pourro ben ramné mes vaiches ce soère quand tu rentro l’école. ouai a ce soir .
Quatre kilomètres seul a travers la forêt ca donne le temps de réfléchir la crainte d’arriver en retard me fait presser le pas il faut que j’aille donner ma gamelle a Clémence pour qu’elle me la réchauffe pour midi ca me fait faire un détour de prés d’un kilomètre en plus
Les élèves sont en rang pour pénétrer dans l’école je cours pour me ranger derrière le maître me jette un regard sévère ouf j’ai eu chaud je suis en sueur mais dans la classe il fait froid Asseyez vous dit le maitre !dans un bruit de galoches en bois nous rangeons nos livres et nos cahiers dans le pupitre que l’on referme aussi tôt.
Jules, c’était le nom du maître d’école, ce n’était pas le plus sévère mais il se faisait respecter, en ce temps là l’instituteur enseignait toutes les matières, et nous faisait pratiquer le sport les journées étaient longues et laborieuses nous étions environ quarante élèves souvent déjà exténuer de notre longue route pour nous rendre a l’école. Le jeudi était la journée sans école ainsi que le dimanche matin catéchisme et la messe, l’âpre midi patronage au château d’Epinac .Pas question de faire la grasse matinée Ces jours de relâche je faisais quatre aller retour dans la journée
Les cours de catéchisme souvent se passaient assez mal. Le curé n’était pas patient et distribuait des gifles aux mauvaises brebis, une seule famille d’Epinac n’était pas catholique elle était montrée du doigt c’était de mauvais Français parce que protestant .on ne devaient pas les fréquenter .mais le bedeau qui faisait partie de cette famille sonnait les cloches tous les matins a six heures et avant chaque messe le Dimanche.
Il assurait aussi les services comme les mariages enterrements et baptêmes.
Pour le mois de marie nous devions aller à la messe le soir.
Quand au patronage il était assuré par un abbé, il était jeune et dynamique, et se dépensait beaucoup pour nous occuper.
Nous devions simuler une attaque du château, par des envahisseurs, et une autre équipe était chargée de les repousser, sa se terminait souvent par des bobos et des bosses mais tous très fatigués et content de notre journée, de temps à autre nous avions une projection de cinéma, nous aimions bien notre abbé.
A l’école des garçons qui se passait a la mairie nous avions deux instituteurs monsieur Lemoine, et Jules Nouveau, c’était de bons instituteurs, mais souvent pleuvaient des coups de trique sur nos jambes en culotte courte. Monsieur Lemoine était le plus sévère, ainsi que son épouse qui elle assurait l’école des filles dans le bas d’Epinac.
Il y avait aussi une école secondaire prés du château les élèves étaient peu nombreux. En ce temps la, les jeunes étaient plus utiles dans les champs, ou a la mine ?pour subvenir aux besoins de la famille. Il n’y avait pas de retraite pour les personnes âgées s’ils n’avaient pas travaillé à la mine, les enfants, et petits enfants assurait leur subsistance et les grands pères assis devant la cheminée attendaient le bol de potage, jusqu’a ce que la nuit tombe, il y avait beaucoup de vieilles personne dans les familles.
Après 4 kms une grande partie à travers la forêt nous arrivons à Grandvaux .
Nous allons essayer de décrire maison par maison les habitants de Granvaux en cette fin du XVIIII siècle :
- En arrivant à Grandvaux après avoir passer le chemin sur la droite conduisant au Currier appelé à l'époque chemin des mineurs nous découvrons sur la
droite une ferme . en cette fin du XVIIII siècle elle était habitée par la julie , par la suite cette exploitation fut reprise par sa fille la Georgette et son mari .
Très belle exploitation , élevage , culture et exploitation forestière .
Sortie du Dimanche :
- Faisant suite à cette ferme , une maison d'habitation , une famille , la Fanie , à côté de la maison un petit chemin pour nous conduire vers une
deuxième ferme tenue par le René , en continuant nous partons en direction de Thury en traversant les près , cuillette des champignons rosés , par les bois et miracle au beau milieu de la forêt ,
dans une clairière la cueillette des champignons des girolles bien sur .
- Sur la droite une maison avec son puit et son escalier en pierre , sa
vigne , sa glycine centenaire , symbole de la Bourgogne , nous retouvons la Julie habitant cette maison après avoir laisser la ferme à la Georgette , une retraire bien méritée , à l'époque pour
boire , se laver , un seau d'eau fraiche en provenance du puit , une petite louche pour boire , pour se chauffer un petit poêle , sur lequel on faisait cuire les champignons cuillie le jour même
.
- Après cette maison au fond de la cour , une ferme exploitée par le Louis , agriculture et élevage de vaches
charolaises .
- Travail dans les champs :
- Nous reprenons la route pour découvrir sur la gauche une maison ou vivait la Valentine avec son
Fils l'Abel .
Une anecdote l'Abel était un coureur cyclise important dans le village et à chaque course dans le région les habitants du village se déplacaient pour l'encourager .
Contre la maison un petit chemin ou les enfants allaient jouer et déguster en passant les poires et les cerises sauvages .
- Toujours sur la Gauche Le café du village tenue par la Benoite et plus tard par son Fils le Lucien , ce lieu de rencontre ou les
habitants venaient déguster une chopine de Bourgogne ( avec modération ) le soir au couché du soleil le retour à pied était délicat , par contre avec la charrette et le cheval par de problème le
cheval connaissait le chemin .
- A droite la maison de l'Angèle , son mari mineur , prenait son poste en passant par le chemin du currier .
Une anecdote à l'époque le village était déja équipé d'éclairage et d'un téléphone public mis en place par la mine chez le Pierrot et l'Adèle , l'eclairage fonctionnait avec une minuterie
en fonction des postes de la mine .
- En bordure de la maison de l'Angèle , le chemin du lavoir , sur le chemin du lavoir nous allons croiser la maison du diable , pourquoi
ce nom , il est certain que cette maison malgré son passée fut achetée par un Grand reporter Parisien , et chose étrange lors d'un reportage ce grand reporter a disparu , cette maison est
actuellement en ruine .
Mais revenons à notre lavoir ou les habitantes de Grandvaux lavaient leur linge pendant que leurs maris buvaient une ou deux chopines chez la Benoite , le linge était séché sur les bouchures (
bouchure = haie d'épines en vieux Français ) .
- Après le lavoir une maison appelée La Grande Maison , celle ci n'était pas habitée depuis longtemps , c'était la maison des enfants
.
- Après la grande maison , un petit chemin , peu de choses à dire , les maisons mitoyennes étaient habitées par des mineurs , mon souvenir se souvient de la Virginie toujours assise devant sa
porte .
- Nous allons continuer notre route et repartir de la maison de l'Angèle pour continuer en direction de la fontaine bonhomme ( petite rivière ) .Sur la gauche après le bistrot de la Benoite se
trouvait une pompe et un abreuvoir ou les vaches venaient boire de retour des près avant la traite du soir .
- En face de l'abreuvoir la maison de la Jeanne , son mari Electricien bobinait des moteurs électriques dans la salle principale , cette maison du bonheur eu un destin tragique , on
retrouva la jeanne assassinée dans son lit son mari avait mis fin à ses jours .
- Continuons notre route pour découvrir deux fermes à droite de la route :
- La première ferme était tenue par une famille adorable il y avait , la maman , la fille la Marie , les fils le Georges et le Maurice et l'Oncle dit Tonio .
Que de bonheur nous allions tous les soirs chercher notre lait dans une timbale en aluminium , une pièce dans le couvercle , toujours avec le sourire , la Marie nous servait avec une mesure en
aluminium , nous regardions avec envie ce lait dans une jatte en terre , que de bonheur de déguster du lait après la traite encore chaud .
- La deuxième ferme était tenue par le Pierrot et l'Adèle un couple de paysans ou nous avions le plaisir d'aller pour discuter du passée (en patois ) . Cette ferme était aussi la cabine
téléphonique du village, le téléphone avec sa manivelle nous permettait de parler à l'Opératrice qui nous mettait en relation avec notre destination .
- Un quart d'heure d'attente pour Paris , l'Adèle nous servait pendant se temps la une savoureuse boisson à base de marc de bourgogne et de cassis .
- Après l'appel téléphonique il fallait attendre que l'Opératrice nous donne le prix de la communication , encore un quart d'heure d'attente pour déguster ce coup ci une boisson à base de marc de
Bourgogne et d'orange .
- Chez l'Adèle et le Pierrot chaque année après la moisson on installait dans la cour la batteuse , cette batteuse était entrainée par l'intermédiaire d'une immense courroie reliée à
un moteur mono cylindre refroidit dans l'abreuvoir des vaches .
Les deux jours du battage c'etait la fête dans le village , les hommes sur la batteuse , les femmes à la cuisine .
- En face dans une petite maison habitait l'onc'Pierre c'était le surnom de ce Berger , chapeau grande barbe , il faisait traverser le village de Grandvaux pour une
centaine de brebis , un chien extraordinaire pour conduire le troupeau dans les prairies environantes , c'était la joie des enfants , une des distractions du village
.
A Grandvaux je me souviens du Daude qui habitait une maison située dans le haut, c’était une maison avec un étage il y avait une grande pièce en entrant transformée en volière, il y avait plusieurs sorte d’oiseau, merle, corbeau, pinson, chardonneret, et bien d’autre mais je ne me souviens plus.
A côté il y avait une petite maison de pleins pieds, un grand père à la barbe blanche, a califourchon sur sa chaise, placée devant son petit poêle tout rouge battait la mesure avec son tisonnier d’une musique militaire qui lui passait dans la tête.
Plus au dessus il y avait une ferme . Deux garçons Marcel et Constant leur maman que je supposais âgée mettait toujours la main devant sa bouche lorsqu’elle parlait, probablement pour cacher sa bouche édentée, ce qui avait pour effet de rendre incompréhensible ce qu’elle nous disait d’autant qu’elle s’exprimait mi patois mi langue courante. C’était une personne très douce de petite taille et les cheveux blancs avec un chignon. Son mari restait au fond de la pièce très sombre il ne sortait pratiquement jamais , je n’ai jamais vu son visage.
La famille possédait un cheval nommé loulou né a la ferme ce cheval trop gâté n’en faisait qu’a sa tête, et n’a
jamais pu être domestiqué, il traversait le village au galop suivit par les deux fils qui peinaient a le récupéré.
Nous allons terminer la visite du village pour aujourd'hui , la dernière maison était habitée par l'Annette , une anecdote entre la
ferme du Constant et la maison de l'Annette , un ensemble de maisons détruites par un incendie provoqué par une batteuse .
Quelques photos pour vous permettre de découvrir les murs en pierres posées .
Définition du Bonheur de vivre en Bourgogne :
Un petit Hameau , une petite maison ou il fait bon vivre , ou l'on reçoit ses Amis sous les plafonds à la Française , un feu dans la cheminée en dégustant une omelette aux champignons cueillis dans les bois ou dans les près , accompagnée d' une bonne bouteille de Bourgogne * , c'est le bonheur de vivre en Bourgogne .
* L'abus d'alcool est dangereux pour la santé , consommez avec modération .
Merci pour votre interet pour notre Bourgogne , vous pouvez si vous le désirer me faire parvenir des articles ou des photos afin que nous puissions encore amméliorer ce blog ;
Cordialement
Maurice .
ton blog m'intéresse et je te propose un échange de lien.
Amicalement.
Merci pour votre interet pour notre Bourgogne , vous pouvez si vous le désirer me faire parvenir des articles ou des photos afin que nous puissions encore amméliorer ce blog ;
Cordialement
Maurice .
Merci pour votre interet pour notre Bourgogne , vous pouvez si vous le désirer me faire parvenir des articles ou des photos afin que nous puissions encore amméliorer ce blog ;
Cordialement
Maurice .
Que du bonheur!!
BONJOUR JE SUIS TOMBEE PAR HASARD SUR VOTRE BLOG ET J'AI ETE TRES EMUE PAR VOTRE ARTICLE SUR GRANDVAUX CAR JE SUIS UNE DES FILLES DE LA MARIE QUI VOUS SERVAIT VOTRE LAIT. VOUS EVOQUEZ TOUS LES PERSONNAGES DONT MES PARENTS ME PARLENT LORSQUE L'ON VA S'Y BALLADER. CELA FAIT REMONTER BEAUCOUP DE SOUVENIRS !!!
il Madame,Monsieur,
C'est avec une grande surprise que je découvre votre site, et c'est avec un réel plaisir que je prends connaissance du village de GRANVAUX.
Mon grand père habitait GRANVAUX, dans les années 1875-1900, il s'appelait LAPORTE, et sa famille était composée de ses deux parents, et de neuf frères et soeur, dont une seule fille.
Mon grand-père n'a jamais été à l'école, il n'a jamais su lire et écrire.Sa famille était très pauvre, et il était obligé d'aller garder les animaux dans les champs, pour pouvoir manger quelque chose.
Après il a été mineur pendant 32 ans, à MONTCEAUX LES MINES.
Sa maison était située à l'entée de GRANVAUX, jouxtant une petite ferme, qui maintanant n'existe plus.
Cette maison a été habitée, jusque dans les années 1940-1950, par un des fils LAPORTE, et sa veuve a habité seule cette maison, jusqu'en 1948-1949.
Si vous recevez ce message et que vous vouliez d'autres précisions éventuelles, je vous répondrai avec plaisir.
Avec mes remerciements et mes meilleures salutations.